Archive for Nisan, 2007

Il était une fois
Un conteur
Qui racontait la Cappadoce !

Elle n’est pas seulement
Pierre et caillou
Sur les collines
Et dans les vallées,
Elle est coq
Chameau,
Mère
Père et fille
Une famille !

Le vent
Et la pluie,
Le soleil
Et la neige,
Sont ses artisans…

DEDE hazırlanırken
İşe gitmeye,
Gelir komşu kadın;
İki gözü,iki çeşme,
Endişe eder
Uzun kıştan
Çocuklarının rızkından…
Bir canavar dadandı
Bizim tarlaya
Kurutacak ürünün
Kökünü valla…
N’olur
Bir şeyler yap Dede
Kurtar ürünü,
Yoksa,
Kışta kıyamette
Çoluk çocuk
Perişan olur
Memlekette,
Senin üstüne
Başka avcı m’olur

DEDE, tamam der ,
Yarın şafakta
Sipere yatayım
Nasıl bir canavarmış
Kellesini alayım
Komşu umutlanır
Siler
Gözlerini gülerek,
gider
Kal sağlıcakla diyerek.

Ertesi sabah
Çok erken
Kalkar,
eşeği, erzağı,
tüfeği, bıçağı
Hazırlar,
Yola çıkar.
Tarlaya varır.

Bir hendeği
Mevzi tutar.
Tüfek hazır
Yerde tam siper

DEDE tarlayı gözetler.
Bir çıtırtı duyar
güneyden
bekler yaklaşsın
ürünü yok eden
Bakar ki;
Bir tarla faresi
Avanos’lular der “geleni”
Hiç ses etmez DEDE
bekler siperde
“Geleni” iki ayak üstünde
Sapından tutar
Başağın nazik boynunu eğer,
Nefis buğdayı çıtır çıtır yer.

DEDE horozu gerer,
tüfek yüzde,
göz gez arpacık,
Bitirince yemeyi
El pençe divan duruverir
Farecik.

Basmaz tetiğe,
bir fare daha gelir
tutar sapından buğdayı
Eğer ince boyunlu başağı
O da çıtırdatır zevkle
Leziz buğdayı
bitirince deneyi,
El pençe selamlar DEDE’yi
Yine göz gez arpacık yapar
Tetiğe basamaz
3-4-5-6- yedisi de
el pençe divanda
büyük bir saygıyla
DEDE’yi selamlar.

Bu güzelliğe kıyamaz
TOKMAK DEDE.
Sevgiyle onlara güler.
Evde ;
7 baş horantam var
Geçimini temin eder
Onları el üstünde tutarım,
Görmedim insandan.
Sizden gördüğüm saygı kadar…
Haydi geleniler,
Tüm tarla sizin
Yiyin yiyebildiğiniz kadar.

Grand-père, se préparant
Pour aller au travail,
Voit arriver une voisine,
Les larmes aux yeux;
Elle s’inquiète pour nourrir ses enfants
Durant le long hiver
Qui approche;
« Il y a un dragon
Installé dans notre champ,
Qui va manger toute la récolte,
Jusqu’à la racine !
Dieu le sait;
S’il te plait, grand-père
Fais quelque chose !
Sauve notre récolte
Sinon mes enfants
Vont mourir de faim cet hiver,
Je ne connais pas de meilleur chasseur que toi
Dans le pays ! »

Grand-père répond :
« Demain à l’aube,
Je vais me cacher dans une tranchée
Pour voir
De quel genre de dragon il s’agit,
Et je lui arracherai la tête ! »

La voisine rassurée
Essuie ses larmes en riant,
Et retourne chez elle,
En saluant grand-père.

Le lendemain, levé à l’aube
Grand-père prépare son fusil
Son couteau, son sac et son âne,
Et se met en route
Pour le champ du voisin.
Arrivé au champ,
Il se positionne dans la tranchée
Fusil prêt
Et fait le guet.
Soudain,
Grand-père entend un bruissement
Venant du Sud ;
Il s’attend à voir déboucher le dragon,
Retient son souffle,
Mais il ne voit qu’une petite belette*,
Appelée géléni pour les Avanosiens;
Surpris, grand-père ne bouge pas
Et reste blotti dans la tranchée ;
La belette se dresse sur ses deux pattes
Enserrant un épi de blé
Dont elle croque avec appétit
Les délicieux grains;
Grand-père charge le chien du fusil
Le plaque sur sa joue
L’œil sur le cran de mire et l’orgelet,
Et la vise.

La belette ayant fini son repas
Pose ses pattes sur son ventre
Et salue respectueusement grand-père;
Grand-père s’arrête,
Alors qu’une autre belette arrive
Enserrant elle aussi un épi de blé
Dont elle croque avec appétit
Les délicieux grains.

Le repas terminé
Elle salue Grand-père respectueusement;
Encore une fois
Grand-père vise les belettes,
Mais il refuse de tirer…
Au bout de la septième belette
Emu par le touchant tableau
Grand-père baisse les armes,
Et leur sourit avec sympathie
« J’ai une famille de sept personnes
Mais, parmi les hommes
Je n’ai jamais rencontré
Autant de respect et de sympathie.

Allez les belettes, tout le champ est à vous
Mangez autant que vous pouvez ! »

* Belette: Ecureuil de terre de Cappadoce